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,LA TRANSFORMATION DIGITALE 

La transformation digitale est aujourd’hui un sujet que l’on pourrait qualifier de « à la  mode » car il est, pour ainsi dire, sur toutes les lèvres. Ce phénomène entraîné par la révolution numérique est au cœur des discussions des professionnels. Au fait de l’évolution économique et technologique du monde, des pays et des entreprises l’ont adoptée il y a déjà quelques années, d’autres  

sont encore en transition, mais une grande majorité sont encore dans  

l’expectative faute de moyens, de connaissances ou de volonté de  

changement. soins d’un monde qui  

évolue.

Le concept 

La transformation digitale est un concept dont on a parfois tendance à ne voir que quelques aspects. Force est  de reconnaître que seule une approche systémique de la  question permet de comprendre cette notion qui divise.  D’un côté les nostalgiques qui s’en tiennent aux bonnes  vieilles méthodes de production et de commercialisa tion, de l’autre, les inconditionnels du numérique qui  s’efforcent à faire des nouvelles technologies le pilier de  tous les aspects de la vie. En fait, la transformation digi tale est une étape inéluctable dans le devenir du monde,  de certains en ces premières décades du 3e millénaire.  Il serait sans doute cruel d’affirmer – et pourtant il faut  le dire – que les esprits chagrins devront composer pour  espérer avoir leur place dans cette course effrénée de la  révolution numérique. « Shape up or ship out » disent les  Anglophones, en d’autres termes, ou vous vous adaptez  ou vous quittez le navire du progrès. 

La terminologie de la transformation digitale 

Beaucoup d’encre s’est coulée sur l’acception du mot di gital. Certains y voient la démission du français au profit –  encore et toujours – du franglais. Pour ces purs et durs de  la langue française, digital devrait tout simplement être  remplacé par numérique, puisqu’il s’agit ici des nouvelles  technologies fondées sur le principe de la numérisation.  La discussion semble avoir été close dans la mesure où on  n’emploie plus que l’expression ‘transformation digitale’  dans la plupart des articles parus sur cette notion. 

Par ailleurs, la transformation dont il est question doit elle être comprise comme étant un changement du  tout au tout, donc synonyme de révolution, ou doit-elle  être interprétée comme une évolution qui s’appuie sur  les acquis antérieurs pour changer progressivement les  choses; donc, que nous comprendrions comme étant une  réforme. 

Là aussi, les avis ne sont pas identiques car, d’un côté, il  y a ceux qui pensent que la porte est en train de se fer mer aux anciennes pratiques qui n’ont vraiment plus leur  place dans la révolution en cours. De l’autre côté, certains  affirment que cette transformation digitale ne peut que  reposer sur des existants dont on ne peut minimiser leur  importance et dont les nouvelles technologies ont amé 

lioré leur fonctionnement. 

En tous les cas, l’acception générale du terme est qu’un  changement est en train de s’opérer et qu’il touche tous  les secteurs, quoi que à des degrés divers et à une vitesse  qui n’est pas la même partout. 

A l’origine de la transformation  digitale 

La révolution numérique est le phénomène qui amène  aujourd’hui à se pencher sur cette notion de transforma tion digitale. La révolution numérique se caractérise par  l’utilisation de plus en plus accrue aussi bien en qualité  qu’en quantité de technologies numériques dans tous les  domaines d’activité de l’homme moderne. Elle a initié la  mise en réseau des habitants de la planète de sorte que  les problèmes de distance ne posent plus d’obstacles ma 

jeurs ainsi qu’il en a été dans le passé. Ces technologies  révolutionnaires permettent à leurs utilisateurs de réali ser différents travaux qui vont du simple calcul aux tâches  les plus complexes, et ce, en un temps qui relève de la  fraction de seconde. Cette intelligence artificielle permet  d’effectuer des travaux qu’il est impossible à un cerveau  humain de gérer. La robotisation des tâches compte par 

mi les réalisations de cette avancée technologique qui a  permis d’augmenter la production à une vitesse et à un  volume exponentiel. 

La transformation digitale est la suite logique de cette  révolution numérique qui a jusqu’ici franchi trois étapes  déterminantes : 

Les années 80 ont vu l’introduction de l’ordinateur per sonnel. Il est superflu de démontrer le succès de cette  machine auprès du public tant ses capacités répondent  aux moindres besoins de l’utilisateur. C’est un assistant  numérique efficace à qui on confie toutes sortes de tâches  qui traitent aussi bien les questions d’ordre professionnel  que les rubriques de divertissement, en passant par de  grandes quantités d’archivages. Les différents logiciels  n’ont pas cessé d’évoluer et de gagner en puissance, à la  grande satisfaction du public. Celui-ci a tôt fait de recon-

naître que l’incapacité de se servir d’un ordinateur équi vaut en ce début du 3e millénaire à de l’illettrisme tant cet  outil sert à tout ce qu’on entreprend dans la vie de tous  les jours.  

Les années 90 ont vu le développement du phénomène  Internet. Ce réseau mondial est comparé à une autoroute  où tout un chacun est libre de puiser l’information dont  il a besoin. Des millions d’ordinateurs participent alors à  des échanges d’informations avec pour corollaire l’accès  en temps réel aux diverses données. L’accès à Internet a  entraîné une restructuration du travail. Celui-ci a gagné  en ampleur, en qualité et en rapidité sans parler du carac tère multinational des intervenants. Le travail à distance  est devenu une institution et le travail indépendant y a  trouvé un point d’ancrage. 

Les années 2000 voient l’éclosion et la multiplication des  Smartphones. Du premier ordinateur géant d’IBM, le  monde est passé à l’ordinateur de bureau qui s’est ramifié  avec l’ordinateur portable. Le Smartphone est autrement  plus à portée de main car de loin plus léger que l’ordi 

nateur portable. La mobilité est, en effet, une révolution  dans la révolution numérique. L’utilisateur peut s’adonner  à différentes sortes d’activités sur son mobile à quelque  endroit qu’il se trouve et à quelque moment qu’il veuille.  La puissance et la sophistication sont les qualités pre 

mières de ces appareils. 

Les clichés et les idées  

préconçues 

Dans beaucoup de cas, renouveler le matériel de travail  en investissant sur les nouvelles technologies suffit à cer tains chefs d’entreprises ou d’organismes pour affirmer  qu’ils ont réalisé leur transformation digitale.Il est vrai  que certaines tâches sont désormais moins fastidieuses  et le gain de temps est incontestable. La communication  avec le monde extérieur à l’entreprise peut désormais  se faire à n’importe quel moment et avec un volume de  données illimité. Les entrevues et réunions sur un sujet  donné ne nécessitent plus le déplacement des différents  intervenants venant de pays différents, car la vidéoconfé 

rence les fait se rencontrer par le biais des écrans de leurs  ordinateurs. Les informations sont transmises à une vi tesse qui permet la prise de décisions rapides pour des  situations qui demandent des solutions instantanées. La  question est, tout de même, de savoir si le fait de savoir  tirer profit de ces nouveautés technologiques suffit à clas ser l’entreprise dans la catégorie de celles qui ont réalisé  leur transformation digitale. 

L’entrée en lice des accessoires de dernière génération  dans le mobilier ainsi que dans les habitudes du citadin  amène certains à y voir la transformation digitale. Il est  loin le temps des chaînes HI-FI où il fallait se déplacer  pour changer le disque vinyle ou la cassette audio dans  les lecteurs analogiques. De même, la cassette VHS n’est  

plus qu’une relique des temps passés – qui ne sont pas si  loin –pour laisser la place à des substituts bien plus per formants et beaucoup moins encombrants. Le téléphone  portable est l’exemple typique du progrès technologique  dont il est impensable pour l’homme moderne de se dé faire. Sinon sa vie, du moins toute sa journée dépend de  cet accessoire numérique dont il veut à chaque fois avoir  le tout dernier modèle. La transformation digitale est-elle  pour autant réalisée ou l’homme a-t-il seulement viré là  où le vent de la technologie souffle? 

Certains pensent que l’heure est désormais à la toute  puissance du numérique et que plus rien ne peut évoluer  vers un mieux sans l’introduction du numérique dans la  gestion ou la production des biens et des services. De fait,  exit les matériels devenus obsolètes qui doivent désor 

mais laisser la place aux nouvelles technologies. D’autres,  au contraire, affirment que le numérique a tué la créati vité. Tout est déjà préfabriqué et il ne reste plus qu’à as sembler. A les entendre, le monde a perdu son âme et que  tout n’est plus que matérialisme où la notion du beau se  résume au réalisme des images 3D. 

Comment comprendre la notion  de transformation digitale 

Différentes définitions ont voulu formaliser la notion de  transformation digitale, mais il faut reconnaître qu’elle est  difficile à cerner en quelques mots, à moins de tomber  dans des clichés qui ne feront qu’apporter davantage de  confusions et d’idées fausses. 

On pourrait commencer par l’idée que la transformation  digitale est un mode d’agir qui veut réaliser l’intégration  complète des technologies numériques dans toutes les 

activités de l’homme. Ou encore une définition plus rac courcie qui dit que la transformation digitale de l’entre prise est la numérisation de son activité. Le pas est déjà  donné avec l’introduction de la numérisation des don nées dans tous les aspects de la vie en société. Plus rien  n’est dans l’ombre et tout est à portée de clic. 

La transformation digitale est le phénomène qui connaît  une expansion logique du fait d’une progression géomé trique – comprendre une expansion en spirale – des ou tils conçus selon les nouvelles technologies. Le compor tement de l’homme du 3e millénaire ainsi que son mode  de pensée sont radicalement différents des réactions de  nos grands-parents. L’homme d’aujourd’hui croule littéra lement sous un flot d’informations qu’il veut non seule ment intégrer, mais aussi partager. De fait, la forme même  de la communication est modelée par ce besoin d’avoir  tout et de donner tout en peu de temps. La syntaxe autant  que la sémantique, voire l’orthographe sont bouleversées  au grand dam des puristes qui répètent à l’envi que les  richesses de la langue sont bradées. 

La consommation au temps du numérique repose sur des  moyens virtuels inconcevables il y a quelques décennies  encore et qui, pourtant, montrent aujourd’hui leur puis sance et leur efficacité pour satisfaire le client en un rien  de temps. La transformation digitale est cette technique  de travail qui exploite les nouvelles technologies pour  augmenter la performance. Le maître-mot reste ici l’effi 

cience pour se démarquer des concurrents qui appliquent  les mêmes méthodes. 

Ajouter aux idées précédemment développées la place  prépondérante du client dont il faut faire la priorité  pour réussir la transformation digitale. L’entreprise est à  l’écoute du client, devance ses besoins et utilise tous les  outils numériques à sa disposition pour traquer les désirs,  même cachés, du client ainsi que le chemin par lequel il  est passé dans sa fonction de consommateur. 

Comme tout projet aspirant à la réussite, la transforma tion digitale doit avoir son concepteur et son pilote. Ain si, le rôle décisif revient au capitaine d’industrie à qui in combe la tâche de mener son entreprise d’une situation  

de départ jugée désormais non satisfaisante à une situa tion d’arrivée nettement améliorée ; et ce, en maximisant  tous les atouts numériques dont dispose l’entreprise.  

« La transformation digitale est le voyage d’une entre prise, à partir d’où elle se trouve vers ce qu’elle aspire à  devenir numériquement. » 

Il y a, pourtant, certaines conditions importantes dont il  faut tenir compte et qu’il faut ajouter pour compléter la  définition de transformation digitale. En effet, il ne peut y  avoir de transformation digitale que si trois composantes  sont maîtrisées par l’entreprise. 

La première est la notion de temps, le temps qu’il faut  réduire le plus possible pour répondre aux exigences du  

client. Un site qui fait attendre un internaute au-delà d’un  temps qu’il juge acceptable a bien moins de chances de  s’imposer sur le marché que ses concurrents plus rapides.  Aussi, la livraison du bien – virtuel ou physique – doit-elle  être dans des créneaux de temps satisfaisants aux yeux  du client. 

La deuxième composante à bien gérer dans la transfor mation digitale est l’espace. Grâce aux nouvelles techno logies, la vitesse de la lumière fait fi des distances géogra phiques de sorte que les millions d’utilisateurs d’internet  

de par le monde ont accès en même temps à une infor mation donnée. C’est l’avantage des données en temps  réel qui fait dire à certains que la planète terre est un  « village ». L’autre aspect déterminant de cette deuxième  composante est que l’utilisateur de l’outil informatique  peut y avoir recours tout en étant mobile, de sorte qu’il  est toujours fonctionnel à quelque lieu qu’il se trouve.  Cet utilisateur est un client potentiel dès lors qu’une  connexion existe. 

La troisième composante est l’accès au plus grand nombre  possible. Une information est vue, lue et/ou entendue par  une multitude de clients potentiels. C’est ce à quoi l’en treprise doit tendre pour réaliser sa transformation digi tale. L’impact d’une information distribuée à des millions  d’utilisateurs d’appareils connectés est bien plus significa tif qu’une affiche qu’on appose dans des endroits réputés  très fréquentés. 

La définition donnée par Wikipédia embrasse et complète  ce qui vient d’être exposé. « La transformation digitale se  réfère aux changements liés à la mise en œuvre des tech nologies digitales dans tous les aspects de la société ». Il  n’est, en effet, aucun secteur ni aucun aspect de la vie de  l’homme d’aujourd’hui qui ne soit concerné par la révo lution numérique. Son état civil, ses soins médicaux, son  cursus scolaire autant que ses achats (pour ne citer  que cela) sont traités par des outils numériques. 

Pourtant, il ne faut pas croire que la transformation digi tale se résume à la possession par un organisme ou une  entreprise d’un site web ou d’une page sur des réseaux  sociaux tels que Facebook ou Twitter, par exemple. Il faut  surtout que les ressources numériques en sa possession  soient utilisées dans le but de développer davantage le  business, par exemple, en cherchant de nouveaux clients,  offrir à ceux-ci une nouvelle expérience. La transformation  digitale sous-entend la maîtrise des innovations technolo 

giques afin de connaître les exigences du marché dans ses  moindres détails. L’entreprise qui y arrive devient alors,  de ce fait, plus efficace, plus performante et plus rentable. 

La plus grande circonspection est de mise quand on bas cule vers la transformation digitale ainsi que l’enseigne Je remy Hornung : « Il ne s’agit donc pas de « muter » en se  digitalisant une fois pour toutes : l’enjeu est bel et bien de  rejoindre le XXIème siècle et de maintenir, tant que pos sible, l’organisation à l’état de l’art, en restant attentif aux  évolutions des outils et des usages (veille technologique), 

et suffisamment réactif pour les adopter rapidement si  nécessaire ». Il y a l’idée de temps opportun, c’est-à-dire  la prise de bonnes décisions au bon moment. 

Il ne faut cependant pas tomber dans les idées fausses vé hiculées par des mots utilisés comme leitmotiv et qui, au  final, ajoutent à la confusion, avec le mélange des termes  techniques, des mots d’ordre stratégiques et des direc tives managériales. Il faut comprendre que la transforma tion digitale est le souci de booster la valeur ajoutée des  biens virtuels ou des biens physiques produits par l’en treprise par l’augmentation de la valeur de l’information.  Par ailleurs, la transformation digitale ne peut se faire  sans les acteurs essentiels qui la mettront en œuvre, à sa voir, les entités concernées, telles que les départements  de production et le personnel, par exemple. Ce dernier  devra être formé au numérique afin qu’il n’y ait pas de  digital gap entre les objectifs de l’entreprise et les com pétences numériques des employés. De ce fait, la trans formation digitale doit s’opérer parallèlement au niveau  de trois composantes, à savoir, le matériel technologique,  l’effectif humain et les agencements organisationnels. En  un mot, l’environnement de travail doit être pris dans son  ensemble pour éviter les dysfonctionnements et autres  décalages déjà mentionnés plus haut. 

La transformation digitale implique la conformité des  actions à entreprendre par les différents niveaux d’exé cution aux directives de la hiérarchie. C’est le principe  du top down. Les instances dirigeantes ont le tableau de  bord de l’entreprise et elles ont ainsi une vue d’ensemble  des différentes opérations en ordre chronologique et en  en ordre de priorité. La ligne politique élaborée est le ré 

sultat de cogitations des instances de décision qui défi nissent la stratégie pour une période donnée. Mais la co hérence des actions ne peut être véritablement définie  que par ceux-là mêmes qui en feront l’implémentation.  Immanquablement, des ajustements et des améliora tions sont proposés. De fait, une transformation digitale  qui veut réussir inclut aussi le principe du bottom-up  car une telle approche permet de renouer de vraie col laboration dans la mesure où des échanges se font. La  communication est effective, car aux instructions de la  hiérarchie répliquent les feedbacks des collaborateurs. 

Pourquoi parler de transforma tion digitale ? 

L’histoire est jalonnée de faits marquants qui ont chan gé la face du monde. Il est vrai que ces faits marquants  ont d’abord apporté leur lot de bouleversements avant  que la vie ne s’adapte aux divers changements définitifs  qui en ont découlé. Le cas de la transformation digitale  n’échappe pas à la règle. La révolution numérique est une  évidence. Même les contrées les plus reculées des pays  économiquement en retard connaissent, à des degrés di 

vers, les retombées de cette révolution numérique. Avec  

le concept de mondialisation, aucune partie de la planète  n’est plus dans l’ignorance du pouvoir du numérique. 

C’est la raison pour laquelle, se mettre au diapason avec  les nouvelles pratiques est une nécessité pour tous ceux  qui ne veulent pas être à la traîne. Comme on n’arrête pas  le progrès, vouloir se réfugier dans le mode de pensée et  le mode d’agir d’antan n’est rien moins que du suicide.  Aussi, la transformation digitale est-elle, pour bon nombre  d’entreprises, une question de survie. Aussi bien avant  que maintenant, le business est une course et la concur rence est rude. Mettre tous les atouts de son côté est une  sage précaution et l’atout majeur dont il faut s’approprier  en premier lieu est la maîtrise de l’outil numérique car, ici  comme ailleurs, « qui détient l’information détient le pou voir ». L’information qu’il faut savoir collecter et interpré 

ter est contenue dans le Big Data. Cette ressource est au jourd’hui au centre des travaux d’analyse et de projection  du marché des entreprises qui veulent rester au courant  des goûts et des réactions des clients. Il va sans dire que  l’étude de ces montagnes de données n’est pas à la portée  du premier venu. La transformation digitale requiert une  organisation des résultats de ces données et leur mise à  disposition de l’entreprise aux fins d’exploitation. 

Les opportunités de la transfor mation digitale 

De par ce qui vient d’être exposé, la transformation di gitale n’est pas seulement une étape souhaitée, elle est  aussi inévitable. Diverses considérations concourent à fa ciliter sa mise en œuvre. Il y a d’abord le fait que les inno vations n’ont pratiquement aucune limite. De nouvelles  inventions voient le jour à longueur d’année. Ainsi, l’utili sateur des nouvelles technologies n’a pas vraiment besoin  de maîtriser les connaissances antérieures pour pouvoir  manipuler ou travailler sur les appareils de dernière gé nération. Il lui suffit de se mettre au courant de ce qui est,  sans forcément chercher à comprendre comment la tech nologie en est arrivée là. Si dans la forme, il semble y avoir  matière à réflexion sur le caractère éphémère des avan tages à miser sur l’exploitation du numérique – à l’image  de certaines sociétés Start up – il faut reconnaître que les  nouvelles technologies sont vecteurs de progrès social et  de progrès durable. L’intelligence artificielle dont il a été  question plus haut permet de faire accomplir des tâches 

des suppressions d’emplois. Il est extrêmement difficile  de faire admettre l’évidence et le bien fondé des calculs  économiques aux victimes, d’où les réticences aux vel léités de transformation digitale car le risque de mauvais  numéro tiré est réel. 

Le conflit des générations est un autre problème qui ne  facilite pas la transition vers la transformation digitale.  D’une manière générale, la jeunesse a pour caractère  dominant d’être fougueuse. Dans l’impatience de ré 

aliser le tremplin vers le futur, cette digital native veut  parfois brûler les étapes et semble n’avoir aucune consi dération pour les valeurs du passé. La sempiternelle  polémique dresse les aînés considérés comme des has  been et la relève critiquée comme des rentre-dedans  dont l’arrogance n’est pas le moindre défaut. Concilier  les deux formes de tendance équivaut parfois à marier  deux visions incompatibles. 

La défiance vis-à-vis de la transformation digitale s’ex plique aussi par des considérations d’ordre éthique. La  course vers l’intégration du numérique a montré ses ef fets pervers qui ont prouvé leurs capacités de nuisances.  Plus d’un utilisateur d’Internet ont vécu les désagréments  d’une boîte envahie par des mails parfois intempestifs  venant d’expéditeurs inconnus qui prennent plaisir à har celer. Plus grave encore, quand les hackers s’amusent à  modifier à distance l’algorithme d’un programme écrit  pour une action donnée, soit pour en détourner un profit,  soit pour en entraîner le dysfonctionnement, le commun  des internautes en arrive à souhaiter le retour vers des  époques antérieures. Ce ne sont que deux exemples de  la prolifique cybercriminalité. Sur une autre échelle, avec  les menaces constantes des terroristes, les pouvoirs éta tiques ont mis en place des systèmes de surveillance et  d’espionnage qui portent atteinte à la liberté individuelle.  Quand votre Smartphone est piraté pour que certains or ganismes puissent vous suivre à la trace grâce à la géolo calisation et vous mettre sur écoute, les prouesses numé riques vous semblent plutôt malsaines que bénéfiques.  Même si l’explication officielle insiste sur le caractère  sécuritaire de ces dispositifs, il n’en reste pas moins que  l’Etat est enclin à exercer un scandaleux contrôle social. 

Il y a, enfin, le cas des dispositions d’avant-garde comme  agencées par Chip & Skin qui implante sous la peau des  collaborateurs des puces à la manière de celles embar quées sur les bêtes dont on étudie les comportements. 

La place de l’homme dans la  transformation digitale 

L’idée fondamentale dont il convient de ne jamais se dé faire est que l’homme est la base et la finalité de la trans formation digitale. Faire primer la technologie au risque  d’asservir l’homme est l’erreur dans laquelle il ne faudrait  jamais verser. Rabelais, en son temps, avait déjà mis en  garde que « science sans conscience n’est que ruine de  

l’âme ». La ruine de l’homme ne saurait être évitée si le  mode d’agir de certains psychopathes venait à se vulga riser.  

Les réticences à la mise en œuvre de la transformation  digitale trouvent également leur origine dans la peur de  l’homme d’être rétrogradé, voire définitivement écarté  par les nouvelles technologies. Les enseignements an 

tiques sur les rapports maitre-esclave refont alors sur face, car la question est de savoir si les nouvelles techno logies étaient au service de l’homme ou l’inverse. Certains  ont déjà statué en affirmant que l’homme joue l’appren ti sorcier en déchaînant les forces du numérique. Ainsi,  Jacques Ellul écrit : « l’homme moderne s’évertue à croire  qu’il dirige et contrôle un processus qui, en définitive, le  submerge et le contraint à se plier à ses exigences ». 

La transformation digitale se traduit par des interactions  homme-machine et quand bien même les modèles éco nomiques et les outils numériques seraient sophistiqués,  l’homme reste l’élément essentiel du système. Même si la  machine peut s’occuper de façon automatique et conti nue de certains secteurs de la chaîne économique, il fau dra toujours avoir recours à l’homme pour réaliser cer tains travaux à des horaires fixes dans des locaux faits de  matières et non pas virtuels. Il faut seulement s’attendre  à ce que la transformation digitale ait des impacts sur les  habitudes du travailleur. En effet, avec l’introduction de  nouveaux outils, de nouvelles relations se tissent et de  nouvelles formes de travail apparaissent à l’exemple du  home office. Par certains aspects, on pourrait croire que  les formes du travail de nos jours ne sont que la version  moderne du Domestic System de la période pré-indus trielle. La différence fondamentale est que le matériel  s’est standardisé pour produire à une vitesse qui explique  un développement économique toujours plus important. 

Comment réussir sa transforma tion digitale 

Comme il faut se faire à l’idée que la transformation digi tale est une nécessité, il faut de ce fait reconnaître, mais  non point dramatiser les problèmes apportés par le pas 

sage au numérique. La sécurité des données est, sans au cun doute, un exemple de souci majeur. Sans devoir bais ser les bras devant ces désagréments qu’on peut, somme  toute, résoudre si on engage l’effort nécessaire, il faut re connaître que la transformation digitale apporte aussi et  surtout une ouverture et un décloisonnement au sein de  l’entreprise. 

Pour asseoir des bases solides au projet de transformation  digitale, on doit penser loin dans la mesure où on touche  à l’identité de l’entreprise en enclenchant la modifica tion de la culture d’entreprise.Les éléments de réussite  restent la patience et la ténacité, car preuve en a toujours 

qui, pour une raison ou pour une autre, ne conviennent  pas ou qui sont impossibles pour un humain de réaliser. 

La miniaturisation fait gagner en maniabilité et donc fait  apparaitre le caractère encombrant des outils qu’elle  a remplacés. Or, le besoin de se débarrasser de tout ce  qui peut faire entrave à la marche de l’entreprise s’inscrit  dans le processus de la transformation digitale. Celle-ci ne  devrait pourtant pas signifier qu’il faut faire table rase des  infrastructures, des matériels et des techniques du passé. 

On pourrait croire que les pays dits en voie de développe ment, africains, asiatiques et latino-américains sont plus  enclins et plus proches de la transformation digitale que  ceux qu’on qualifie de développés. Comme dans ces pays  du « Sud », tout est à faire, la transition vers ce nouveau  mode d’exploitation économique ne requiert pas autant  de sacrifices que dans le « Nord » où les anciennes pra 

tiques ont été héritées de la révolution industrielle des  siècles passés. Les pays du « Sud » n’ont pas connu ni réa lisé la révolution industrielle, mais, du fait de la mondiali sation, ils vivent les bienfaits de la révolution numérique.  En prenant, pour ainsi dire, le train en marche, ils brûlent  des étapes et se mettent eux aussi dans la case départ  vers la transformation digitale. Par la force des choses, ils  sont pratiquement des digitales natives. Dans ces pays, le  poids des traditions constitue un avantage certain dans la  mesure où malgré la prédominance de la technologie, les  valeurs humaines restent vivaces ; ce qui devrait donner  une dimension particulière à la course à la transformation  digitale avec le « Nord ». 

Les contraintes de la transfoma tion digitale 

Il est vrai que l’implémentation de la transformation di gitale ne peut se faire sans que certaines conditions ne  soient remplies. Dans l’exemple des pays du « Sud » que  nous avons évoqué, le problème principal est la carence  d’infrastructures numériques. De ce fait, la dépendance  vis-à-vis des pays avancés est pesante. A preuve, le recours  au service des technologies numériques est autrement  plus onéreux dans ces pays où les moyens financiers ne  permettent que des investissements limités. La connexion  à Internet revient encore trop cher en rapport avec le  pouvoir d’achat de l’utilisateur. Les Fournisseurs d’accès  à Internet ont beaux proposés des tarifs minima pour  vulgariser la connexion, la barre est toujours trop haute  pour le commun des clients qui consacrent l’essentiel de  ses dépenses dans les communications téléphoniques.  Celles-ci sont d’ailleurs réduites au strict minimum pour  ne pas grever les minces réserves en crédit. 

L’effort de transformation digitale est, de ce fait, un exer cice périlleux de mobilisation des ressources avec des  moyens qui ne peuvent couvrir les frais qu’avec le recours  au système D. Si, dans ces pays encore dépendants, l’al phabétisation a fait de grands bonds depuis leur acces 

sion à l’indépendance, force est de reconnaître que le sys tème éducatif est dans la plupart des cas déconnecté des  besoins réels. Le profil de sortie des jeunes scolarisés ne  convient ni aux exigences du développement du pays ni  aux impératifs de l’économie mondiale. 

Dans les pays avancés où la transformation digitale est  déjà entamée, le problème réside dans la culture même  de l’entreprise où les disparités en termes de niveau de  connaissance sur les nouvelles technologies sont très  grandes. C’est ce cloisonnement des aptitudes qui consti 

tue l’un des principaux obstacles à la mise en œuvre de la  transformation digitale. Les non-initiés se sentent à l’écart  et le mouvement de la transformation risque de se faire  sans eux. Ceux qui savent planent dans leurs idées inno 

vantes et pensent agir au nom et dans l’intérêt de tous.  L’incompréhension générée par le manque de communi cation limite alors les chances de succès de la transfor mation digitale de l’entreprise. Cette incompréhension  est souvent réciproque entre les dirigeants, associés à  un noyau dur, et l’ensemble des cadres et des employés  qui sont mal informés. Ainsi, la transformation digitale de  l’entreprise bute sur le non-engagement des managers et  des collaborateurs qui, pourtant, devraient être le moteur  du changement. L’apparente passivité des forces vives  s’explique par le fait que le plan a omis d’introduire des  motivations comme mesures d’accompagnement du pro jet de modernisation. Dans beaucoup de cas, l’instance  des middle managers est ignorée alors même qu’elle est  la charnière qui transmet la force du mouvement initié  par les dirigeants vers l’ensemble des employés. 

A ceci s’ajoutent des effets qui pourraient être comparés  à des dommages collatéraux. La restructuration amenée  par la transformation digitale entraîne inévitablement 

été faite que la mentalité est la plus difficile à changer. Or,  il faut comprendre que réussir la transformation digitale,  c’est adopter dans la mesure du convenable le principe du  ‘Digital first’. Il faudrait commencer la transformation en  mettant en place de petits projets plutôt que de grands  projets trop ambitieux qui risquent de vite s’essouffler. 

Ces petits projets devront apporter l’évolution pas à pas  vers une situation où l’entreprise parvient à vivre les pro grès apportés par le numérique. L’entreprise doit, au final,  pouvoir intégrer le numérique dans toutes ses activités et  tous ses services. 

Pour faire admettre le vent du changement aux collabora teurs et pour les faire participer, il faudrait leur dispenser  des formations pour leur faire acquérir les connaissances  sur les évolutions technologiques. Il faut en permanence  réaliser la formation du personnel aux nouveaux usages  des nouvelles technologies. De ce fait, l’appropriation de  la culture numérique est plus aisée. Pour ce faire, l’entre 

prise doit identifier les collaborateurs qui seront appelés  à être les moteurs du changement de sorte qu’elle puisse  compter sur ces relais pour transmettre les messages de  communication et les directives pour la transition numé 

rique. On pourra ainsi résoudre le problème du cloisonne ment, car l’information est mieux partagée pour encoura ger le dynamisme et une collaboration plus efficace entre  le manager initiateur des changements et les collabora teurs en relation avec le client. 

L’entreprise doit s’accommoder des changements appor tés par les technologies numériques avec leurs consé quences sur le plan économique et social. Aussi, doit-elle  se convaincre de revoir le business model et tout ce qui  faisait la routine auparavant : des circuits de distribution  aux services Clients en passant par l’organisation logis tique et bien d’autres rubriques encore. En bref, elle doit  s’atteler à la mise en place d’une stratégie adéquate. 

Le business model doit désormais pouvoir s’adapter aux  fluctuations des comportements des clients qu’il importe  de connaître de la façon la plus pointue possible. L’entre prise doit ainsi se tenir constamment prête à s’inspirer  des changements du marché pour ajuster l’offre. Il peut  arriver que le business model initial soit complètement  revu pour en élaborer un nouveau plus adapté. La trans 

formation digitale implique que l’entreprise soit flexible  pour suivre les rythmes de fluctuations du marché. L’en treprise aura aussi à affiner l’expérience-client. Ce levier  important de la transformation digitale consiste, entre  autres, à personnaliser le contenu de ce que l’entreprise  aura à proposer étant entendu que se mettre en phase  avec ce que recherche le client est une priorité. Les  moyens adéquats seront affectés au tracking et à la géo 

localisation qui en sont les outils indispensables. La col lecte de données est une étape essentielle pour élaborer  le plan marketing. Le Big Data est la principale matière  première pour améliorer la connaissance-client de sorte  

que l’expérience que l’entreprise entretient avec le client  soit, elle aussi, améliorée. 

Il arrive parfois que les collaborateurs soient prêts pour la  transformation digitale mais c’est l’entreprise qui ne suit  pas le rythme. Dans bien des cas, les dysfonctionnements  de la communication font que les collaborateurs utilisent  d’autres canaux pour accéder aux données dont ils ont  besoin pour faire leur travail. Ils passent ainsi une trop  grande partie de leur temps à la recherche de données qui  normalement devraient être mises à leur disposition par  l’entreprise au moyen des technologies numériques. Ain si, une des clés de réussite de la transformation digitale  est pour l’entreprise de rendre élémentaire la connexion  des collaborateurs aux données dont ils ont besoin afin  qu’ils puissent augmenter leur productivité. L’entreprise  doit ainsi faire l’effort de transférer les principes du mar keting « One to One » à la relation avec les collaborateurs  en connectant toutes les données disponibles à chacun  d’eux de façon personnalisée. 

Les aspects les plus notoires de  la transformation digitale 

Certaines entreprises ont réussi mieux que d’autres à  s’adapter et à se mettre en phase avec le rythme de la  transformation digitale. Les retours d’expérience de cer taines sociétés nous renseignent sur les possibilités qui  s’offrent à tous ceux qui font l’effort de creuser une idée  et d’en gérer la mise en œuvre et son développement. 

L’exemple de Facebook  

Une entreprise comme Facebook a su répondre aux at tentes des utilisateurs d’Internet dans leurs besoins de  communiquer et de partager leurs informations. Comme  Facebook a réussi à rester sur la même longueur d’ondes  que le public internaute, son succès ne cesse de croître,  à preuve le milliard d’utilisateurs qu’elle compte au jourd’hui avec plus de 96 langues disponibles sur son  site. 

En fait, l’idée n’est pas nouvelle. Le besoin de commu niquer a toujours occupé une des premières places des  priorités humaines. Mark Zuckerberg, Eduardo Saverin,  Dustin Moskovitz et Chris Hughes, les créateurs de Face book ont trouvé le bon filon et ont su exploiter, mieux que  beaucoup d’autres, les moyens technologiques existants  pour générer des bénéfices en jonglant avec des biens  virtuels. Facebook n’est pourtant pas l’initiateur des ré seaux sociaux. Bien d’autres sociétés ont déjà exploité  cette voie. Ainsi, Facebook n’a pas créé la solution, elle  n’a fait que suivre ce qui a déjà existé. En d’autres termes,  ce leader ne s’est pas attardé à réinventer la roue, il a su  suivre les tendances dont il s’est tenu informé alors même  que les études de marché n’étaient pas forcément faites 

Répartition des utilisateurs de Facebook suivant  leur âge en 2011 (Wikipédia)

par lui. Sur ce réseau social, les utilisateurs entrent leurs  informations personnelles et interagissent avec d’autres  « amis » partout dans le monde. Les utilisateurs qui par tagent les mêmes intérêts peuvent entrer en contact ou  se constituer des groupes où ils échangent des messages  aussi bien que des documents multimédias. A l’aide d’ap plications mises à sa disposition par Facebook, l’utilisateur  peut modifier sa page sur laquelle il présente des infor mations, en échange également avec d’autres personnes.  Parmi ces applications, il y a la liste de ses « amis », la liste  d’amis communs avec d’autres amis. Ses amis lui écrivent  des messages sur son « mur ». En plus de cela, la fonction  messagerie instantanée permet de savoir quels amis sont  en ligne et donc de leur envoyer des messages en temps  réel. 

Promu au rang de leader, Facebook sait s’y maintenir en  innovant continuellement, car rester dans la part majori taire du marché implique qu’on sache fidéliser les clients  en leur proposant une valeur élevée. Ainsi, certaines fonc tionnalités sont introduites pour augmenter le confort  de l’utilisateur. Celui-ci peut, par exemple, recevoir des  notifications sur les événements se passant dans sa ville  ou encore de limiter l’apparition sur son fil d’actualité de  publications de certains comptes d’amis ciblés. La sophis tication va même jusqu’à l’insertion d’une courte mini vi déo à la place de la photo de profil. Le succès de Facebook  s’est renforcé avec son ouverture aux applications tierces.  Facebook travaille aussi en partenariat avec Skype, no tamment pour les appels vidéo. 

Il semblerait que selon certaines études, Facebook encou ragerait des tendances narcissiques. Dans leur partage  d’informations, en effet, certains utilisateurs montrent  des signes évidents d’égocentrisme et la tendance au  selfie exacerbe ce penchant. Quoi qu’il en soit, il faut re connaître que Facebook suscite une certaine empathie  virtuelle dans la mesure où l’utilisateur peut ressentir  les émotions d’autrui à travers les messages et les docu ments graphiques. Ses démêlés avec la justice au sujet de  

ses pratiques d’évasion fiscale constituent les déboires les  plus commentés de Facebook. 

L’exemple d’Uber 

Uber est une société basée à San Francisco, née à  l’initiative de Garrett Camp, TravisKalanick et Oscar  Salazar qui ont été, à un moment de leur vie profes sionnelle, confrontés au problème de transport urbain,  plus précisément, au problème de trouver un taxi.  L’idée leur vint alors d’exploiter les ressources numé riques à leur disposition pour mettre en contact les  conducteurs s’occupant du transport et les utilisateurs.  Un nom très évocateur, UberCab, – cab signifiant taxi  – est alors choisi et le produit est lancé en 2010 à San  Francisco (USA). 

Très vite l’affaire prend de l’ampleur alors même que  le site qui héberge le service est une récupération des  infrastructures numériques d’une ancienne entreprise,  Uber.com qui a fermé ses portes. Sans avoir un seul  véhicule servant de taxi, Uber réalise des chiffres d’af 

faires se montant à des dizaines de millions de dollars  en connectant les utilisateurs et les chauffeurs dans  des dizaines de villes du monde entier. Les applications  d’Uber sont commercialisées dans de nombreuses  villes du monde, parmi celles-ci le « Trip Tracker », outil  destiné à assurer la sécurité des passagers, car il peut  suivre en temps réel le trajet d’un proche. Une notifi cation est envoyée au moment où la course commence  et quand la personne arrive à destination. Uber a mis  au point une telle application après les nombreux cas  d’agressions sexuelles rapportées par ses clients. La  plus médiatisée est le viol d’une jeune femme par un  chauffeur indien à New Dehli. Pour l’application en ser vice en Inde, un bouton d’urgence permettant d’appe 

ler la police a été installé au cas où un problème sur viendrait avec le chauffeur.  

D’autres applications comme coursier ou livraison de  plats à domicile existent déjà et complètent les services  de transport en ville. C’est le cas d’UberEATS qui permet  

à l’utilisateur de commander des repas dans une centaine  de restaurants parisiens. 

Les concurrents malheureux n’ont cessé de recourir aux  possibilités laissées par la législation pour freiner l’avan cée victorieuse d’UberCab. A l’argument de libre concur rence qu’elle maintient, ses adversaires lui reprochent  une concurrence déloyale ; les pouvoirs publics voient  même dans les activités d’UberCab un travail dissimulé. 

Ses démêlés avec la justice lui valent d’être interdite dans  beaucoup de villes et de pays du monde. Pourtant, ses le vées de fonds ont trouvé un bon écho auprès de bailleurs  tels que Goldman Sachs, Google Ventures et le groupe  Ventures, entre autres, et la société est valorisée à 50 mil liards de dollars en 2015. Ce qui permet à la compagnie  d’investir vers de nouveaux marchés. Empêchée dans  une ville ou un pays, UberCab se déploie dans d’autres  quoique l’opposition des adversaires soit forte. Cette dé ferlante est le résultat de son succès sur le marché. Uber a  su rehausser le niveau de qualité de ses services et de ses  outils tout en abaissant ses prix. 

La voie tracée par Uber a fait plus d’un émule si bien  qu’on parle maintenant d’ubérisation. Ce mot désigne, à  l’exemple laissé par UberCab, l’utilisation de services per mettant de mettre en contact direct les professionnels et  les clients par le biais des nouvelles technologies. Le coût  de revient réduit et les formalités allégées expliquent le  succès grandissant de ce phénomène qui touche de nom 

breuses activités. L’ubérisation est ainsi rendue possible  grâce à l’Internet mobile et les Smartphones surtout. 

L’exemple d’Airbnb 

Brian Chisky et Joe Gebbia ont, quant à eux, levé leur  lièvre dans l’hébergement. Sans posséder ni hôtels ni  maisons à louer, leur société, Airbnb.com, réalise des af faires en millions de dollars. L’idée est née de la pénurie  de chambres d’hôtel, notamment pendant les périodes  de haute saison. Airbed and Breakfast était, au début, la  mise à disposition des clients de lits gonflables (d’où son  nom) et de petit déjeuner chez des particuliers. Airbnb  se chargeait alors de mettre en contact les utilisateurs  et les propriétaires. Lancé en août 2008, le site Airbe 

dandbreakfast.com – qui deviendra Airbnb.com en 2009  – a été financé par la vente de boîtes de céréales à l’effigie  de Barack Obama et de celui de John McCain, candidats à  la présidence. 

Au vu de leur succès, des organismes de financement et  des particuliers, parfois de grande renommée comme l’ac teur Ashton Kutcher, contribuent à leurs levées de fonds  et très vite, l’extension se confirme. Le pouvoir du numé rique aidant, Airbnb a de loin dépassé les capacités de  placement de clients chez des particuliers que les chaînes  hôtelières dans leurs établissements. Les chambres dis 

ponibles sont listées en fonction de la ville demandée,  mais aussi des dates de disponibilité des demandeurs,  mais aussi du nombre de voyageurs, en plus du choix  de budget dont dispose le client. Certains témoignages  de clients rapportent qu’Airbnb peut parfois trouver des  chambres partagées à partir de 7€ dans des sites où les  loyers peuvent grimper à des centaines d’Euros.  

Aibnb semble mener la vie dure à ses concurrents hôte liers, car selon certaines études, rien que pour la ville de  New York, Airbnb représente entre 12 et 20% du marché  des chambres à louer. Selon ces estimations, les chambres  proposées par Airbnb ont un prix inférieur de 80 dollars  à celui des hôtels classiques. Pourtant, d’autres versions,  comme rapportées dans le site de l’Echo Touristique  (lechotouristique.com) affirment que les hôtels et Airbn 

bse partagent le marché et semblent se compléter plutôt  que se concurrencer, ainsi que le montre le graphique ci après : 

Les clients s’accordent à dire que la solution d’héberge ment proposée par Airbnb a un rapport qualité-prix la  plupart du temps convenable. 

L’exemple d’Amazon 

Amazon.com, pour sa part, a creusé plus à fond l’idée de  vente en ligne pour se démarquer de la concurrence. De  nos jours, cette entreprise comptée parmi les géants du  net sous l’appellation de GAFA (Google, Amazon, Face 

book, Apple), emploie plus d’une centaine de milliers 

de personnes et brasse des millions de dollars chaque  année. 

Créée par Jeff Bezos en juillet 1994, la société s’est ra mifiée en ouvrant des sites spécifiques dans plus d’une  dizaine de pays. A ses débuts, Amazon.com ne s’occupait  que de vente de livres. Elle aime, d’ailleurs, à se faire  appeler « la plus grande librairie du monde » malgré cer taines critiques acerbes qui lui dénient le statut de librai rie. Pourtant, Jeff Bezos, à la création de son entreprise,  voulait la faire apparaître comme la plus grande; c’est  pour cela qu’il lui a donné le nom du plus grand fleuve  du monde. Son choix pour ce nom qui commence par A  répondait également au souci de le faire apparaître dans  les premières lignes des moteurs de recherche. Plus  tard, Amazon.com s’étend vers la vente de disques CD,  des DVD et bien d’autres produits culturels. Dès 1997,  Amazon est cotée en bourse et déjà en 1999, la presse  spécialisée lui reconnaît d’avoir popularisé le commerce  électronique. 

Sa stratégie marketing se démarque de celles de beau coup d’autres sociétés de même activité. Elle évite l’af filiation unique et propose des produits en concurrence  venant de plusieurs sources. Le but est de servir les clients  presque à prix coûtant pour réaliser de plus grands vo lumes de vente. La réputation d’Amazon.com est établie  par son souci d’afficher sa neutralité quant à l’information  qu’elle donne sur les produits. L’objectif de l’entreprise  est de satisfaire le client et cette ambition est exprimée  par son logo où on voit une flèche allant de la lettre A à  la lettre Z pour dessiner un sourire. Par ailleurs, Amazon. com veut montrer au public qu’il brasse tous les produits  dont les noms commencent par la lettre A jusqu’à la lettre  Z. 

Bizarrement, les produits culturels, quoiqu’ils soient sa  spécialité, ne constituent pas la rubrique la plus ren table dans les ventes d’Amazon. En effet, l’année 2004  est celle où les bénéfices ont été réels mais générés sur tout par la vente de matériels. Amazon se diversifie alors  en lançant l’Amazon Web Services (AWS), une gamme  de services d’infrastructure informatique en exploitant  le Cloud computing. Par ailleurs, en 2007, Amazon crée  Kindle, un lecteur de livres numériques que l’ordina 

teur personnel, l’iPhone et les téléphones Android em barquent aussi.  

Profitant d’un secteur porteur, Amazon s’essaie dans la  création de Smartphones en lançant le Fire Phone. L’en treprise se lance aujourd’hui dans l’impression 3D. Jeff Be zos estime que Amazon.com a tout à gagner en exploitant  ce secteur. Déjà plus d’une centaine d’objets imprimables  sont identifiés avec un large éventail de matériaux. 

Comme pour beaucoup de sociétés, Amazon veut se dé marquer des concurrents par l’optimisation du temps  entre la commande passée par le client et la livraison par  la société du produit acheté. L’idée révolutionnaire au jourd’hui initiée par la société est la livraison par drone  pour améliorer les questions de conditions et des frais  qui doivent mettre Amazon.com aux premiers rangs des  entreprises performantes. Les pouvoirs publics affichent  encore de la réticence à autoriser le vol des drones pour  la livraison. Parallèlement au projet de drone, l’entreprise  étudie la rentabilité de livraison par taxi. Amazon loue les  services d’un taxi qui livre 10 commandes dans l’heure où  celles-ci ont été faites pour répondre au souci de livrer le  jour même. 

Le souci d’étendre le marché pousse Amazon à signer des  partenariats avec certaines universités américaines. Des  stores en ligne sont mis en place pour permettre aux étu diants d’acheter à moindres frais les manuels dont ils ont  besoin. Cette solution permet, en effet, d’éliminer les frais  de livraison que le client classique doit payer en se faisant  livrer à domicile. 

Attaqué sur différents plans, passant au travers des vicis situdes des affaires, notamment le krach boursier, Jeff Be zos a tenu bon. A l’instar des autres grandes compagnies,  ses démêlés avec la justice ont des impacts marquants sur  la conduite des affaires, mais plus d’une fois, Amazon s’en  est tirée sans trop de mal. Le procès entre Amazon et le  Syndicat de la librairie française en 2007 a eu des échos  très médiatisés qui témoignent de l’âpreté de la concur rence à laquelle Amazon doit faire face. La critique des  conditions de travail imposées par Amazon a également  fait couler beaucoup d’encre. La société est accusée de  ne pourvoir que des emplois précaires où les cadences de  travail sont très dures et les conditions dégradantes. 

L’exemple d’Apple 

Le parcours de la société Apple, lui aussi, relève de  l’extraordinaire. Apple a vu le jour dans un garage en  Californie en 1976 à l’initiative de Steve Jobs et Steve  Wozniak. A l’origine destinée à fabriquer des ordina 

teurs personnels, la société constituée en janvier 1977  s’appelait Apple Computer. Mais avec la diversification  de ses produits, le mot computer a été retiré. Apple  produit, en effet, aujourd’hui, outre les ordinateurs  personnels, les appareils électroniques grand public  et des logiciels informatiques. Selon Wikipédia, Apple 

emploie 60.400 personnes en 2011 pour un chiffre  d’affaires de 170,9 milliards de dollars pour un bénéfice  annuel de 37 milliards de dollars en 2013. Il réalise 18  milliards de dollars de profits pour le dernier trimestre  de 2014.  

La presse spécialisée s’accorde à reconnaître que le de sign des ordinateurs Macintosh les démarque des autres  machines des concurrents. Les autres produits Apple sont  très connus et prisés par une large frange du public. Aus si, les promotions de lancement de nouvelles moutures  constituent-elles des événements fortement médiati sés où les images montrent les longues files d’attente  des clients pour acheter le nouveau modèle. La société  tient, en effet, à garder une certaine tradition de présen ter presque tous les 6 mois ses nouveautés lors de ses  célèbres « keynotes ». L’iPod est un des produits phares  d’Apple. Ce baladeur numérique lancé en 2001 s’est rami fié en une large gamme de produits dérivés : iPod mini,  iPod shuffle, iPhone. Tous ces iPod évoluent en puissance  et en sophistication avec des mises à jour régulières tout  en conservant leurs noms ; c’est ce qui explique l’engoue ment du public mentionné plus haut. 275 millions d’iPod  sont vendus pour la seule année 2010. C’est de fait le  baladeur le plus vendu au monde. Parallèlement à cela,  Apple a créé l’iTunes, logiciel de lecture et de gestion de  bibliothèque multimédia. Ce logiciel permet d’accéder à  l’iTunes Store, magasin de musique en ligne d’Apple où  l’utilisateur peut trouver des séries TV, des films, des jeux  et des applications. Ce logiciel embarqué sur Mac OS X et  Windows permet, également, le transfert de fichiers sur  les périphériques d’Apple. 

A en croire le magazine Fortune, Apple est devenue à  partir de 2011, la plus grande capitalisation boursière  avec un montant de 700 milliards de dollars en 2015.  Apple devient alors la deuxième entreprise mondiale  dans l’industrie du high-tech après Samsung. Pour  étendre son marché afin d’assurer sa croissance et dé velopper la recherche de nouvelles technologies, Apple  a racheté un certain nombre d’entreprises telles que  NeXT, (entreprise de construction d’ordinateurs), P.A  Semi (entreprise de microprocesseurs), Siri (applica 

tion informatique de commande vocale) et Beats Elec tronics (marque de casques audio et de haut-parleurs). 

La société Apple elle aussi est soumise à de nombreuses  critiques sur les conditions de travail qu’elle a imposées  à ses employés ainsi que sur ses pratiques commerciales  pour abaisser les coûts de production. Une grande partie  

de ses produits sont, en effet, fabriqués dans des pays où  la main d’œuvre est encore bon marché.  

L’exemple de Google 

Société créée par Larry Page et Sergueï Brin, Google a  son siège, le Googleplex à MountainView en Californie.  Elle s’est singularisée par son moteur de recherche  Google qui détient un véritable monopole malgré l’exis 

tence de concurrents tels que Yahoo !, Bing ou Alta Vis ta, entre autres. Se donnant pour mission « d’organi ser l’information à l’échelle mondiale et de la rendre  universellement accessible et utile », Google fait partie  des « Big Four de l’Internet ». Valant 176 milliards de  dollars à Wall Street, selon les chiffres communiqués  par Wikipédia, Google est l’une des plus grandes va leurs boursières mondiales, compte 50.000 employés  et possède plus de 900 000 serveurs, soit le plus grand  parc de serveurs du monde. Toujours selon la même  source, Google représente 6,4 % du trafic Internet  mondial en 2010. Google offre des logiciels et des ser vices gratuits comme le courriel et le blog sans oublier  la photo, la vidéo et la suite bureautique. Google est un  des moteurs de recherche qui applique le CPC (coût par  clic) pour les annonceurs. 

L’étymologie de Google vient de googol qui désigne  10100 (dix à la puissance 100). A l’origine Larry Page et  Sergueï Brin nomment le projet BackRub : écriture d’un  logiciel qui devait analyser les relations entre les sites  web pour marquer la différence avec les concurrents tels  que Altavista. Déjà à sa version bêta, le moteur de re cherche traite environ 10.000 requêtes par jour. Très vite  le chiffre passe à 500.000 pour dépasser les 3 millions  en 1999. Google doit désormais déménager du garage  devenu trop petit. 

Les réactions des utilisateurs sont positives et le succès  de Google est assuré. En 1999, les capitaux propres de  Google se montent à 25.000.000 $ après des levées de  fonds. Google se développe encore plus en introduisant  plus de cent nouvelles langues, ce qui lui ouvre davantage  de marchés encore. En juin 2000, Google atteint le chiffre  de un milliard de pages web référencées. En 2012, Google  répond à 3,5 milliards de requêtes par jour. 

Pour maintenir sa domination des marchés et diversifier  ses produits, Google a fait l’acquisition de sites tels que 

YouTube ou encore le système d’exploitation Android em barqué par les téléphones mobiles et des logiciels comme  Picasa. A ceci s’ajoutent des services prisés par une large  part des internautes tels que Google Earth, Google Maps  et Google Play. Google a racheté plus de 2000 brevets à  IBM en plus de MotoralaMobility pour ne plus subir les  foudres des concurrents contre l’exploitation d’Android.  En 2010, Google annonce la sortie de son téléphone pro 

duit par HTC dont un des objectifs est la conquête de  l’Internet nomade. Par ailleurs, des accords de partena riat avec d’autres entreprises sont signés, par exemple,  Yahoo !. 

Google a eu son lot de déboires, notamment avec la solli citation du marché chinois logiquement très porteur, mais  qui a terni l’image de la société aux yeux des occidentaux.  Par ailleurs, Google est poursuivie en justice pour des  affaires de copyright et une partie de l’opinion publique  supporte mal ses atteintes à la vie privée avec ses applica tions comme Street View, par exemple. 

CREATION D’UNE PETITE ENTRE PRISE 

Si telle est l’idée générale que nous pouvons retenir de  la transformation digitale, quelle réaction cet exposé  suscite-t-il en vous ? Allez-vous sauter le pas pour suivre  l’évolution du monde et vous essayer dans la création  de Start-up ? En ce début du 3e millénaire où les ou 

tils fournis par les nouvelles technologies ne cessent  d’évoluer pour devenir de plus en plus puissants, et  toujours plus sophistiqués, on est tenté par une am bition tout à fait légitime de créer une entreprise, en  profitant de cette période de transformation digitale.  Toutefois, entre la velléité et la réalité, un effort consi dérable reste à faire et un minimum d’organisation doit  être mis en place afin que le projet de créer une entre prise ne soit pas seulement une lubie passagère, mais  un but à atteindre. 

Les leçons tirées des entreprises  qui ont réussi  

A lire l’histoire des anciennes Start-ups qui ont réussi,  on ne peut qu’être frappé par le parcours extraordinaire  qu’elles ont connu. Le dénominateur commun à toutes  ces vedettes est qu’elles sont arrivées au stade où elles  sont grâce au travail de leurs dirigeants et leurs créateurs.  Il serait enfantin de croire au coup de baguette magique  et il est malhonnête de réduire l’explication de leur réus site à la chance. C’est la persévérance et la ténacité, voire  même parfois l’obstination de ces personnalités qui ont  amené le succès de leurs entreprises. Dans la quasi-totali 

té des cas, ces sociétés géantes sont parties d’un modeste  local – beaucoup d’entre elles d’un garage – pour ensuite  

s’épanouir pour occuper le monde. 

Un auteur a écrit que la principale explication de l’échec  de beaucoup de Start-ups c’est parce qu’elles ne se  lancent pas, c’est-à-dire que beaucoup d’entrepreneurs  ne donnent pas une chance à leurs idées. Ceux-ci s’au 

tocensurent et tuent ainsi dans l’œuf des initiatives qui  auraient pu changer la face du monde. C’est heureuse ment ce que n’ont pas fait ces grands noms qui ont lais sé leur empreinte dans la vie de l’homme moderne. Leur  opiniâtreté est le synonyme du courage qu’ils ont montré  face aux obstacles qui n’ont pas manqué de se dresser.  C’est parce qu’ils ont cru en leur idée qu’ils ont pu cultiver  leur conviction. Et c’est ainsi qu’ils n’ont pas fléchi face à  l’adversité. Celle-ci est multiforme, aussi bien les conjonc tures socio-économiques ou politiques que ces Start-ups  ont vécues, que les attaques des adversaires motivés par  la perte du gain ou tout simplement par la jalousie. 

Outre le goût du risque, ces hommes se caractérisent par  leurs méthodes innovantes et parfois agissent de façon  très différente des codes établis et en vigueur dans les  entreprises. Les caractères dominants sont l’âpreté au  travail et la recherche de résultat. Le complexe de Pro 

méthée les guide beaucoup plus que le commun des  hommes et la réussite n’est pour eux qu’une étape où  commence un nouveau défi. Pourtant, malgré une ascen sion vers des sphères inimaginables pour le commun des  hommes, beaucoup de ces icônes de la réussite savent  rester humbles en expliquant leur succès surtout par la  combinaison de circonstances heureuses dont ils ont pro 

fité.  

Depuis la percée de la société Hewlett-Packard jusqu’à au jourd’hui, les Start-ups ont montré leur capacité illimitée  d’innovations aussi bien dans les biens qu’ils produisent  que dans leurs méthodes de travail. Parmi les leçons  qu’elles ont données, nous retiendrons surtout que l’éli mination des facteurs de stress amène les gens à réaliser  plus de productivité, car l’environnement de travail n’est  pas perçu comme négatif. Quand le travailleur est à l’aise,  il donne le meilleur de lui-même c’est tant mieux pour  l’inventivité. C’est la raison pour laquelle, Google a instau ré sa politique des 20 % du temps de travail que le travail leur peut utiliser à son projet personnel. Les ingénieurs de  Google peuvent, en effet, consacrer 20 % de leur temps  pour développer un projet qu’ils choisissent librement. La  créativité est souvent freinée par la peur d’un échec, et  l’ingénieur risque sa place au sein de l’entreprise si son  initiative n’a pas donné les résultats qu’il escomptait pour  développer une nouvelle idée ou pour concevoir un nou veau produit. Mais si ses recherches se font en dehors du  temps qu’il doit à l’entreprise – les 20 % de temps libre – il  est beaucoup moins stressé de perdre son travail si son  projet échoue. Google y trouve, lui aussi, du profit quand  on sait que les jeunes diplômés sont attirés par ces 20 %  de temps libre et alors la relève est assurée, mais en plus, 

des idées nouvelles arrivent périodiquement par cette  jeunesse. 

On peut dresser ici une liste non exhaustive des anciennes  Start-ups qui ont marqué l’histoire de la technologie de  l’époque contemporaine : 

qu’elle va exploiter. En un mot, la Start-up est une entre prise pionnière avec tout ce que cet adjectif suppose de  découvertes, heureuses ou malheureuses. Le terrain de  l’innovation est jonché d’embûches et d’obstacles, mais  également d’opportunités nouvelles qui dopent les possi bilités vers une dimension exponentielle. 

Noms Créateurs Date Hewlett Packard William Hewlett et David Packard 1939 Intel Andrew S. Grove, Gordon E. Moore, RobertW. Novce 1968 Atari Nolan Bushnell 1972 Microsoft Bill Gates et Paul Allen 1975 Apple Steve Jobs et Steve Wozniak 1976 Yahoo ! David Filo et Jerry Yang 1994 eBay Pierre Omidvar 1995 Google Larry Page et Sergueï Brin 1998 Facebook Mark Zuckerberg, Eduardo Saverin, Dustin Moskovitz et Chris Hughes 2004 Twitter Jack Dorsey, Biz Stone et Evan Williams 2006 Evernote StepanPachikov 2008

Que faut-il comprendre par Start-up ? 

Une Start-up est une entreprise qui démarre si l’on s’en  tient au sens du mot anglais ‘start’. D’une manière géné rale, son fondateur s’identifie à elle, car elle est le fruit  d’une intuition qui lui tient à cœur et à partir de laquelle  il a fondé son entreprise. A noter que ce fondateur peut  être pluriel, car dans beaucoup de cas, ce sont des indi vidus qui partagent la même conviction qui montent l’af faire. Mais le mot anglais ‘up’ désigne aussi un mouve ment vers le haut. Ainsi, la Start-up est une entreprise qui  débute, mais dont la vocation est de s’élever en prenant  des risques que les entreprises classiques ne prendraient  pas. C’est bien là le caractère dominant des Start-ups,  leurs idées et leurs placements financiers relèvent, toutes  proportions gardées, d’une mise sur un cheval qu’elles  pronostiquent gagnant. En effet, l’incertitude est grande  quant à parler du succès de l’idée qui motive la création  de l’entreprise. Mais c’est la conviction qui les pousse à  prendre ces risques. Souvent, c’est la capacité de résis tance face à ces risques qui explique le succès de l’idée  donc de la Start-up. 

Ainsi, au professionnalisme et à l’attitude cartésienne des  entreprises classiques s’oppose la cohésion d’une équipe  autour d’un projet auquel elle croit et qu’elle est prête à  défendre quelles que soient les difficultés. Mais le risque  d’échec est de loin supérieur à celui des entreprises clas 

siques, d’abord à cause de la petite taille de la Start-up.  Ensuite, elle n’est généralement pas encore structurée et  son organisation n’est pas encore bien en place. Comme  son offre relève de l’innovation, elle n’est pas encore en  mesure de définir toutes les composantes du marché  

La Start-up se définit surtout par certaines caractéris tiques, dont la recherche de forte croissance. C’est, pour  ainsi dire, l’essence même de la Start-up. C’est ce qui la dé marque d’une entreprise traditionnelle dont le dévelop pement suit un parcours ascendant progressif et presque  sans heurts. Le propre d’une Start-up est justement ce  démarrage en trombe qui la propulse sur le marché et la  transforme en PME et parfois tout de suite en géant.  

Le deuxième facteur déterminant est l’intégration de nou velles technologies dans son mode d’exploitation. Son  fonctionnement repose sur le recours massif aux outils  numériques. Chez la Start-up, la transformation digitale  est déjà consumée. Tout son système repose sur le numé rique, aussi bien son matériel de travail que les différentes  études et analyses du marché, mais aussi son expérience  client. Ainsi qu’on l’a vu dans les exemples des Start-ups  mentionnés plus haut, il n’est pas nécessaire que l’en treprise ait un stock de matières ou du matériel de pro duction pour vendre. Airbnb loue des chambres de par le  monde sans en posséder une seule ; UberCab empoche  des frais de transport sans posséder une seule compa gnie, juste en assurant la connexion entre les clients et les  prestataires. 

 La troisième caractéristique est le besoin de financement  hors-norme, car massif. Seuls les organismes aguerris aux  réalités de Start-up s’y risquent. Les banques, les orga nismes de financement traditionnels ou les circuits des  finances publiques ne se hasardent pas dans de telles  opérations. Le facteur de risque est très grand et l’inno vation reste une équation à plusieurs inconnues. Mais le  mode de fonctionnement qui définit le mieux la Start-up  

est l’esprit d’équipe et le comportement réactif dès qu’un  stimulus quelconque apparaît et c’est sur cette capacité  que les investisseurs misent pour rentabiliser leurs place ments tout en aidant la Start-up. 

Il arrive que la Start-up soit remarquée par une grande  entreprise et qu’une collaboration se tisse entre elles. Les  deux entités peuvent en retirer, chacune de son côté, les  bénéfices de cette collaboration en ce sens que la Start-up  y trouve le moyen d’accélérer son développement tandis  que la grande entreprise intègre une nouvelle technolo gie innovante. Les cas de collaboration ne débouchent  pas forcément sur une situation désavantageuse pour la  Start-up en ce sens qu’elle finit phagocytée par la grande  entreprise. Des situations gagnant-gagnant sont possibles  et existent aussi bien dans un cadre de relation financière  que dans celui de relation commerciale. 

De tout ce qui vient d’être exposé, on retiendra que si on  veut mettre sur pied une Start-up, il faut avoir à l’esprit  que seules les idées nouvelles sont porteuses. Et l’idée  qu’il faut transformer en produit vendable doit pouvoir  être exploitée pour un grand marché. 

Mettre le projet en forme 

Quand vous décidez de vous y mettre et que la création  d’une Start-up vous tente, vous devez planifier toute une  série d’actions dont la cohérence assurera la réussite du  projet. Une solide préparation s’impose et pour ce faire,  certaines questions doivent être posées et auxquelles il  faut apporter des réponses pour bien cadrer le projet. Les  anglophones nous ont appris à mémoriser ces questions  en posant les 5 W : 

• What : Quel est le projet que nous voulons mettre  sur pied. En quoi consiste-t-il ? Dans quel do maine voulons-nous travailler ? 

• Where : Où voulons-nous implanter ce projet ?  

• Who : Qui va élaborer ce projet ? Qui le mettra en  œuvre ? Qui est la cible de ce projet ? 

• When : Quand pensons-nous pouvoir débuter ce  projet ? Quelle est sa durée ? 

• How : Comment allons-nous faire pour donner  vie à ce projet ? Quels sont les moyens que nous  pouvons imaginer pour soutenir ce projet ? 

Pourquoi toute entreprise n’est pas for cément une Start-up 

Tout le monde n’a pas les qualités qu’ont montrées les  créateurs de Start-up. En fait, le commun des entrepre 

neurs en herbe ne trouve pas la force et les moyens né cessaires pour surmonter les différents obstacles qui ja lonnent le chemin vers la création d’entreprises. Les freins  à la création de Start-up sont divers. 

D’abord, il faut beaucoup trop de temps pour créer une  entreprise. Il est pratiquement impossible de combiner le  travail, la famille et la création d’entreprise. La famille n’a  déjà plus sa place dans la vie du salarié accaparé en temps  et en énergie par son travail, s’il faut encore ajouter l’ef 

fort à consacrer au montage de l’entreprise, l’apprenti  entrepreneur aura vite fait de démissionner. Quand bien  même il s’obstinerait à vouloir continuer, les procédures  administratives trop lourdes lui seront un autre obstacle  de taille. Les tracasseries administratives trop longues re 

butent tous ceux dont la patience n’est pas la première  qualité. Ajouté à cela, le problème de financement du  projet se pose, car la demande de prêt de l’entrepreneur  ne correspond généralement pas aux conditions d’inter 

vention des banques. S’il veut malgré tout continuer, c’est  vers la levée de fonds qu’il devrait se tourner. 

Les problèmes précédemment mentionnés viennent  s’ajouter à ceux que l’entrepreneur intériorise déjà et qui  le freinent davantage. Il arrive que l’entrepreneur tienne  absolument à monter une affaire, mais l’idée à mettre en  œuvre lui fait défaut. Le projet reste ainsi au stade de vel 

léité. Mais si vraiment il voulait persister dans son idée,  c’est d’un coach qu’il aurait besoin pour l’aider à mettre  en forme un projet. Ce programme ne pourra alors que  rendre sceptique quand on sait que la Start-up com 

mence par une idée nouvelle. Si c’est l’idée elle-même  qui manque, il semble plutôt difficile que l’entrepreneur  en herbe croie à son projet. 

Certaines personnalités éprouvent de l’inconfort à être  seul pour tout faire et assumer tous les problèmes. Il faut  se mettre en tête que la Start-up se monte à force de tra vail, qui plus est, de travail acharné, car elle évolue dans  un environnement de concurrence très forte. Les grosses  heures de travail sont le lot de ceux qui aspirent à la réus site. Pourtant, si cette solitude face au travail pose vrai ment problème, la solution la plus simple est de trouver  un ou des associés pour partager les charges de la respon sabilité et le travail ; et par voie de fait, les bénéfices. 

Le travail en amont pour préparer la  création de l’entreprise 

La première des choses à faire et c’est l’opération, en prin cipe, la moins onéreuse est d’aller à la rencontre des gens.  Parler le plus possible de votre projet vous permettra non  seulement de maîtriser votre idée de projet, mais aussi et  surtout de recueillir les feedbacks de ceux que vous allez  rencontrer. Les personnes de votre entourage devront lo giquement être vos premiers interlocuteurs. Parler à cœur  ouvert à ceux avec qui on partage une affinité ouvre bien  des horizons. Certains détails que vous avez tendance à 

négliger peuvent être relevés par ces personnes qui vous  côtoient. Ce n’est qu’après ce cercle des intimes que vous  devez chercher à nouer des contacts extérieurs. Ils ne se ront pas tous accueillants, certains seront foncièrement  désagréables, mais ces démarches devraient pouvoir vous  forger une personnalité aguerrie aux négociations. Quand  vous tombez sur quelqu’un qui vous écoute, n’abusez pas  de son temps et soyez le plus concis possible. Votre inter 

locuteur vous soutiendra s’il est convaincu par la nature  de votre projet, ses ambitions et son état d’avancement.  Il faut aussi veiller à ne pas se tromper d’interlocuteur,  c’est-à-dire ne pas proposer l’idée à quelqu’un dont le  domaine d’intervention ne cadre pas du tout avec votre  idée. Vous gaspilleriez son temps et le vôtre. 

Comme vous vous attendez à ce que l’une au moins des  personnes que vous avez rencontrées vous demande de  lui présenter votre projet, il y a lieu de préparer au mieux  le discours que vous allez tenir. Au besoin, répétez devant  un miroir pour arranger tous les détails qui vous semblent  importants. Il n’est pas absurde d’utiliser un chronomètre  pendant vos répétitions. Vous avez l’obligation d’être  concis et exposer votre idée en un temps déterminé à  l’avance. Par ailleurs, il faudra apprendre à s’adapter en  fonction de l’interlocuteur et ne pas l’embarrasser avec  un jargon trop technique de votre domaine. Il faut tou jours essayer d’expliquer avec des termes simples des no tions dont il faut parler, mais qui présentent parfois des  aspects techniques pointus. D’un autre côté, il faudra sa 

voir maîtriser le sens des mots techniques que les profes sionnels de la finance utilisent parce qu’il peut arriver que  la personne en face de vous vous pose des questions qui  emploient une terminologie consacrée. Il y a lieu de lister  les questions épineuses que vos interlocuteurs pourraient  être amenés à poser et de se préparer à l’avance pour la  réponse à donner. Vous donnerez l’impression de maîtri 

ser votre sujet. 

Le travail de préparation passe aussi par l’étude du marché  qui est une étape essentielle pour donner vie au projet.  L’idée quoique originale doit tenir compte de l’environ nement dans lequel elle sera exploitée. Ainsi, il convient  de bien connaître les tendances du marché de sorte que  vous puissiez décider de l’opportunité ou non de lancer  l’affaire. C’est à ce stade qu’on teste le marché. Diffé 

rentes méthodes sont possibles pour ce faire. On peut,  par exemple, développer un prototype et le tester au près du client. Il s’agit ici, non pas encore de fonctionner  comme une entreprise, mais de s’assurer que certaines  personnes peuvent devenir clientes du produit que vous  proposez. Pour ce faire, le travail sur le terrain est impor tant, c’est-à-dire faire le test dans une rue, un établisse ment, un quartier, etc. Il va sans dire que l’investissement  en temps est ici très important. Solliciter l’attention des  personnes qui sont des clients en puissance est un exer cice répétitif dont l’issue n’est pas acquise d’avance et  qui, pourtant, épuise physiquement et mentalement. La  règle du premier client doit, en effet, être tout le temps  respectée : redire à la personne suivante tout ce qu’on a  déjà dit à la personne précédente. Un indice qui pourrait  

vous renseigner quant à la pertinence de votre produit  est de publier votre numéro de téléphone avec le produit  en question. Si vraiment personne n’appelle, c’est que  personne n’est intéressé, là où vous avez fait le test. Si  après divers essais, le test n’est toujours pas concluant, il  est alors temps de se remettre en cause ou alors opérer  certains ajustements et surtout se dire que même si l’idée  est géniale, les juges suprêmes sont les consommateurs.  Si le client s’en détourne, vous n’en tirerez pas de profit. 

La création d’entreprise même individuelle n’est géné ralement plus à la portée d’un seul individu. Aussi est-il  indispensable pour vous de vous trouver un ou des colla borateurs qui seront vos associés et qui vous seront com plémentaires sinon en compétences du moins en carac tère. Pour créer la dynamique, il faut, en effet, que des  tendances contraires apparaissent. Psychologiquement,  c’est confortable d’avoir les mêmes idées et de penser la  même chose. Mais pour faire avancer les choses, les avis  contraires ne sont pas forcément mauvais. C’est dans la  recherche de l’équilibre entre les idées dominantes et les  contre-propositions que l’équipe trouvera sa voie. Une  équipe forte est celle qui compte divers caractères qui  arrivent à travailler ensemble. Outre l’avantage que l’on  retire de la pluralité de personnalités, il faut savoir que les  investisseurs ne misent que sur une équipe, car si votre  idée est porteuse, c’est l’équipe qui développera et gérera  l’entreprise. D’une manière générale, cette équipe devrait  compter un ou deux techniciens, c’est-à-dire les initiés  au domaine dont relève votre idée, un responsable de la  communication, un financier. 

Pourquoi est-il important d’être présent  sur Internet 

Il serait stupide de passer à côté des possibilités qu’offre  Internet pour exploiter toutes les ressources qui peuvent  aider à la création d’une entreprise. Cette fenêtre sur le  monde vous permet de trouver mille et une réponses aux  questions que vous vous posez et de plus, elle vous rend  visible au reste des internautes pour le projet qui vous tient  à cœur. Puisque Internet est l’essence de l’affaire que vous  allez monter, c’est à travers lui que les informations et les  mises à jour de connaissances vous parviendront. Il faut  savoir profiter de ce que les autres ont déjà accompli, aus si pourrez-vous obtenir de précieuses données relatives à  votre idée où qui concourent à l’étayer encore plus. 

Si, par exemple, personne de votre entourage ne peut  vous être complémentaire dans l’entreprise que vous pro jetez de créer, Internet vous permettra de les trouver juste

en mentionnant les profils qui vous intéressent. Il peut ar river qu’un internaute ait exactement le même projet que  vous voulez monter. De deux choses l’une, ou cet état de  choses vous stimule pour aller plus vite et réussir l’idée  avant lui, ou, décision plus cartésienne, vous cherchez à  combiner vos forces pour avoir plus de chances de réus site. Etant entendu, tout de même, que la géographie ne  soit pas un facteur par trop limitant. Il faut également  savoir que le net compte un certain nombre de sites qui  peuvent résoudre de façon rapide et massive votre quête  pour des associés. Citons en exemples ideasvoice, Teami zy, Partnpro, cofounderlabs et bien d’autres encore. 

Par ailleurs, Internet vous permet déjà d’anticiper pour  donner le premier souffle à votre future entreprise. Vous  pouvez, par exemple, déjà élaborer et utiliser vos supports  de communication. Ainsi, il serait temps d’ouvrir, si cela  n’existe pas encore, un compte de courriel et veiller à ce que  l’adresse soit suffisamment évocatrice ou facile à retenir et  à écrire. Il faut, en effet, ménager les futurs correspondants  et ne pas leur imposer un nom difficile à décrypter. L’ori ginalité ne passe pas forcément par une complication qui  peut tout de suite lasser les éventuels clients. 

Un compte Facebook et/ou un compte Twitter vous per mettront d’entrer en contact continu avec différentes  communautés et différents groupes qui seront vos fu turs clients. Ces relations et ces partenaires vous seront  d’une grande aide pour les avis qu’ils ne manqueront pas  de vous donner sur votre futur produit. Vous pouvez déjà  créer un logo et choisir vos backgrounds pour les comptes  Facebook et Twitter. Ils seront de la publicité avant l’heure  pour votre future entreprise.Comme pour l’adresse mail,  l’originalité doit tendre vers une publicité positive de  l’entreprise et non le contraire. Parfois, faire simple paie  mieux que de chercher « en à mettre plein la vue » aux  lecteurs ou aux visiteurs.  

Un blog est un plus, car vous pourrez déjà y introduire  vos mots clés avant même la création de votre entreprise  de sorte que ceux qui le visitent aient déjà un aperçu de  ce qui va venir. Pour vous démarquer de la multitude de  blogueurs qui n’y touchent que le temps de sa création,  montrez que ce média est déjà un avant-goût de ce que  vous allez proposer aux clients en le mettant à jour régu lièrement, c’est-à-dire en l’alimentant d’informations que  vous publiez pour susciter l’intérêt des visiteurs. De nom 

breux sites proposent la création de blogs, des tutoriels  existent en quantité et les hébergeurs font beaucoup de  publicité pour attirer de la clientèle. Comme vous avez le  choix entre le texte, la photo ou la vidéo, il ne tient qu’à  vous de le rendre intéressant. 

Un dossier de projet pour la recherche  de financement 

La création d’une entreprise doit suivre un canevas bien  structuré où les étapes sont bien définies. Le point de  

départ de l’entreprise à créer est l’idée que vous voulez  approfondir et sur laquelle vous voulez bâtir le business.  Cette idée doit être originale pour qu’elle puisse percer  et faire son effet auprès des futurs clients, mais pas ex 

centrique pour ne pas la vouer aux oubliettes parce que  les clients n’y découvrent pas l’intérêt que vous seul y  trouvez. Une idée pas trop banale est facilement balayée  par la concurrence déjà existante sur le marché. La ba 

nalité n’est pas la seule contrainte qui affecte le projet, il  faut également s’assurer que cette idée ne rencontre pas  d’obstacles insurmontables là où elle sera mise en œuvre,  et même au sein de votre entourage. Il vous faut égale 

ment vous demander si les atouts dont vous disposez sont  en adéquation avec le projet que vous voulez monter. 

 La définition de cette idée est ainsi la première chose à  coucher sur le document qui sera la feuille de route de  l’entreprise. Il faut, en effet, avoir à l’esprit qu’une idée,  aussi ingénieuse soit-elle, ne puisse rien valoir si elle n’est  pas transformée en produit ou service qu’on peut utili 

ser pour le profit. Ce document sera le dossier qu’il faut  constituer pour mettre sur pied l’entreprise. Il sera non  seulement une référence à tout ce que vous allez entre prendre dans votre activité, il sera aussi le document que  vous allez présenter aux personnes et institutions dont  vous allez solliciter le partenariat. 

La recherche de financement est une phase cruciale, car  le démarrage de l’entreprise en dépend. Certaines choses  méritent alors qu’on s’y attarde pour mettre toutes les  chances de votre côté afin d’espérer décrocher l’enve 

loppe qui rendra le projet fonctionnel. Trouver les éven tuels investisseurs est une démarche qui ne peut être  faite sans l’aide d’une personne ou d’une organisation  tierce au courant du système des financements d’entre prises. Votre rôle est de bien préparer le dossier pour une  éventuelle présentation s’il est retenu. Il est évident que  ce dossier doit être écrit de la façon la plus claire possible  pour que le lecteur soit intéressé. Il faudra alors y appor ter un soin particulier. A priori, un dossier ne devrait pas  dépasser une trentaine de pages et il doit être suffisam ment synthétique pour apporter en quelques mots toute  l’explication nécessaire au contenu du projet. Ce doit être  un dossier vendeur pour accrocher le lecteur et pour  l’amener à adhérer à l’idée. 

Que doit contenir le dossier ? 

L’idéal pour espérer susciter l’intérêt des investisseurs se rait que la petite entreprise que vous avez créée ait déjà  décollé et que vous puissiez déjà présenter des éléments  chiffrés – quel que soit leur volume – qui donnent une  idée de la croissance de votre chiffre d’affaires ou du  nombre de vos clients, par exemple. 

Le document doit retracer les différents volets qui font du  projet quelque chose de cohérent dont la mise en œuvre  est déjà toute tracée. La première partie du document  sera la présentation du produit, du service ou de l’activi 

té sur quoi vous avez formulé votre idée originale, ainsi 

que les moyens humains (dont vous) qui seront l’équipe  de mise en œuvre. Vous parlerez du contexte et de l’envi ronnement dans lequel ce que vous projetez de faire sera  implémenté. De la sorte, vous montrerez au lecteur que  vous connaissez le milieu dans lequel vous allez évoluer.  Vous y expliquerez la situation de départ, mais aussi les  facteurs favorables et les facteurs limitants dont il faudra  tenir compte. 

Vous parlerez également des moyens dont vous dispo sez pour atteindre les objectifs que vous vous fixez. Ces  moyens peuvent être physiques tels que les matériels  que vous pouvez utiliser ou humains, c’est-à-dire les per sonnes que vous pouvez mobiliser. 

La partie principale du document présentera la teneur  du projet. C’est la partie détaillée du projet. Divers volets  doivent figurer pour donner une vision claire du projet  établi. La rédaction devra inclure entre autres : 

le modèle économique, business model dans le jargon  consacré. Ce volet doit expliciter l’origine de la valeur  ajoutée et le partage, sur une période donnée, entre  les parties prenantes. C’est par le business model que  vous projetez de produire et garantir la rentabilité de  votre entreprise. Les investisseurs voudront y trouver  la garantie de réussite face à la concurrence. Le bu siness model donne un aperçu de votre vision et de  votre capacité à créer une valeur ajoutée. C’est dans  cette partie que vous décrivez les sources de revenus  de l’entreprise et leur régularité. Vous devez donner  l’assurance que votre business model est apte à évo luer dans le temps. 

Le business plan est tout aussi important car c’est dans  ce volet que vous expliquez l’état d’avancement de votre  entreprise, son projet de développement et les finance ments que vous recherchez. Le business plan est ainsi  l’outil qui permet d’expliciter le projet, c’est à travers lui  qu’on peut juger sa faisabilité et il a pour obligation d’être  réaliste. C’est donc le document qui doit attester la crédi 

bilité du projet présenté aux investisseurs. 

Cette partie du document fait état de la budgétisation de  votre projet. Il y a donc lieu de traduire sur un tableau  les différents coûts des rubriques que vous avez dressées  pour cadrer l’activité à faire. Il s’agit ici de quantifier les  dépenses prévues pour la mise en œuvre de l’activité. Le  budget prévu donne une idée de l’importance ou de la  taille de votre entreprise. Ne pas oublier d’inscrire les  activités dans le temps, c’est-à-dire prévoir un calendrier  pour les différentes opérations avec leurs coûts. 

Comment présenter le dossier 

Malgré la place prédominante que tient l’écran dans la  communication d’aujourd’hui, le document version pa pier reste de mise. Toutefois, il ne viendra plus à l’idée  d’un postulant de présenter un document manuscrit à  cause du fait que la calligraphie est aujourd’hui un art  

qui se perd. Il serait dommage de perdre des points  parce que la personne à qui vous avez adressé le do cument arrive difficilement à décrypter votre écriture.  Pourtant, certaines entreprises exigent parfois que la  demande soit manuscrite pour y déceler certains des  traits de caractère qui se reflètent dans la façon dont  l’individu dessine la forme de ses lettres et l’espace qu’il  met entre ses mots. 

Malgré ce, les conventions communément admises  veulent que le document envoyé par voie postale ou  remis en mains soit dactylographié et mis en page par  ordinateur. Le traitement de texte est, de nos jours,  grandement facilité par la puissance des logiciels et les  règles typographiques sont déjà incluses dans ces pro grammes. Les polices les plus usitées dans les rédac 

tions de documents sont, par ordre alphabétique Arial,  Calibri, Garamond, Tahoma et Times New Roman, entre  autres. 

Les règles qui régissent les paragraphes sont universelles.  L’alinéa marque un nouveau paragraphe qui ne doit pas  être trop chargé, mais au contraire bien aéré pour per mettre une lecture aisée. Utiliser pour ce faire un inter ligne qui soit autre que ‘simple’. 

D’une manière générale, la feuille au format 21×27 est  considérée comme la norme. Plutôt que de livrer le dos sier avec des feuilles agrafées et présentées dans des che mises, il est beaucoup plus indiqué d’en faire la reliure  avec du bristol en page de garde parée et protégée par  un transparent. Le confort et l’esthétique permis par l’im pression en couleurs donnent une certaine classe au dos sier, ainsi, c’est un détail à ne pas négliger. 

Comme le document est destiné à être lu par un certain  nombre de personnes, la première précaution à prendre  est de le dupliquer pour en avoir des exemplaires en  nombre suffisant. D’ailleurs plus il y a d’exemplaires mieux  cela vaut dans la mesure où ce sont les supports auxquels  vous allez vous référer avec les contacts que vous allez  solliciter. 

Ce qu’il faut préparer pour la présenta tion orale du projet 

Les pratiques dans les levées de fonds sont soumises à  certaines règles de procédure qu’il faut connaître pour  ne pas se laisser prendre au dépourvu. Les relations avec  les investisseurs sont soumises à certaines pratiques et  certaines organisations de travail dont il faut connaître  le fonctionnement. Les documents essentiels dont il faut  toujours se munir doivent toujours être à portée de main. 

L’executivesummary synthétise le dossier en une page. Ce  document présente les points clés du projet et c’est à tra vers ce document à lecture rapide que les investisseurs 

se font une idée sur le potentiel de l’entreprise. D’une  manière formelle, l’executivesummary est écrit en 4 pa ragraphes : 

• la description du produit ou du service 

• la présentation de l’équipe 

• le marché, ses tendances, ses acteurs 

• ce que l’entreprise attend des investisseurs 

Le pitch ou teaser est une présentation d’une dizaine de  diapositives projetées sur écran et commentées par vous  devant les investisseurs. Cette présentation se fait de fa çon synthétique, rapide et performante. La forme à res pecter dans cet exercice hautement décisif pour le finan cement est d’accrocher l’assistance dans une première  phase de présentation en 2 ou 3 mots qui définissent  votre entreprise. Le second volet de la présentation se  fait en 1 minute pour une présentation synthétique de  votre exposé. Le troisième volet ne doit pas dépasser 20  minutes où vous expliquez tout ce qu’il y a à savoir sur  votre projet en général et votre business plan en parti culier. C’est à ce stade que vous devez convaincre. Votre  prestation déterminera l’impression que vous donnerez à  l’assistance dont vous devez gagner l’adhésion. 

La communication étant ici le principal levier qui fait que  votre dossier soit retenu, il faut faire en sorte que la trans mission du message soit au top de ce qu’elle doit être.  Soigner la présentation physique n’est pas quelque chose  de superflu, car même si l’auditoire est plus intéressé par  le contenu du dossier, il n’en reste pas moins que l’appa rence de celui qui délivre le message a son influence. Il  serait dommage que l’idée ne soit pas retenue parce que  le présentateur a omis de se laver. 

L’envoi du dossier aux investisseurs 

L’idéal serait que le dossier ait été transmis par quelqu’un  ou une organisation qui a ses entrées au sein des investis seurs. En effet, les dossiers recommandés par des inter médiaires déjà rompus aux pratiques des levées de fonds  sont logiquement déjà filtrés sur le plan qualitatif ; ce qui  économiserait le temps précieux des équipes qui étudie ront le projet soumis. Si le dossier est bon, vous pourrez  décrocher le premier rendez-vous. C’est là que le pitch  doit faire son effet, car vous devrez exposer votre projet  en moins d’une heure en délivrant votre message clair et  concis. Cette première étape ne sera gagnée que si le pitch  est de bonne qualité et que vous montrez de la conviction  dans votre exposé. Le but avoué est de séduire l’audience.  D’une manière générale, les investisseurs des levées de  fonds sont beaucoup plus attentifs sur les critères de pro jet, de personnalité et d’équipe que sur des ratios et des  projections. Ainsi, la confiance est un élément clé de la re 

lation entre vous et vos investisseurs.Votre interlocuteur  posera immanquablement la question de la valorisation  de votre entreprise. Le mieux serait de n’avancer aucun  chiffre et de laisser cette question pour une discussion ul 

térieure sur les détails de l’association à venir avec l’aide  de personnes compétentes en la matière. 

Après le premier rendez-vous, d’autres rencontres avec un  ou plusieurs interlocuteurs du fond peuvent encore avoir  lieu. Beaucoup d’autres questions vous seront posées et  vos réponses aux informations qu’ils demanderont pèse 

ront beaucoup sur la suite à donner à votre dossier. Passé  cette étape, vous devrez refaire l’exposé devant le comi té d’investissement. Aguerri par la première prestation,  vous aurez affiné votre travail et ajusté les questions de  détails sur lesquelles vous avez buté lors de la première  présentation. 

Si votre dossier est retenu, la lettre d’intention ou term sheet est émise. C’est le document qui consacre que  votre projet sera financé. Il sera matière à négociation et  il faudra savoir manœuvrer avec l’aide d’une personne au  courant des deals de capital. L’étape finale est la Due di ligence, c’est-à-dire que les investisseurs vont opérer des  vérifications avant la signature finale afin d’avoir une idée  précise sur les réalités de votre projet. L’accord final ou  closing devrait, en principe, en découler. 

Les précautions à prendre pour la créa tion d’une entreprise 

On est tenté de faire connaître son entreprise le plus  rapidement possible et les médias consacrent certaines  plages horaires pour leurs émissions documentaires ou  d’information. Vouloir à tout prix figurer parmi les invités  de ces médias n’est pas tout à fait indiqué quand votre  entreprise est encore à la phase de préparation de consti tution. Même si la publicité est une bonne chose surtout  quand on peut se l’offrir gratuitement, il faut éviter d’ap 

paraître trop tôt dans la presse, car cela pourrait nuire à  votre image future de passer dans les médias alors que les  réponses que vous donnez aux questions sur votre entre prise et son activité dénotent encore la non préparation,  voire le tâtonnement. Ainsi, il faut user des médias avec  modération tant que les choses ne sont pas encore tout  à fait acquises. Ces apparitions intempestives risquent de  faire passer votre entreprise pour ce qu’elle n’est pas. 

Il est vrai qu’il est tout à fait légitime de vouloir être héros  créateur de son entreprise, toutefois, il est, de nos jours,  pratiquement impossible de monter une Start-up tout  seul. Vous ne pourrez pas tout faire, car vous ne pouvez  pas avoir toutes les compétences dont votre entreprise a  besoin pour fonctionner. Il faut alors travailler avec une  ou des personnes complémentaires à vous. Les avantages  de la collaboration n’en seront que plus grands. Dans bien  des cas, les amis sont les meilleurs associés. Quoique dans  beaucoup d’exemples, la mésentente entre amis associés 

peut faire couler la Start-up aussi. Il ne faut, cependant,  

pas verser d’un extrême à l’autre et avoir trop de cofonda 

teurs, car selon une expression anglaise, trop de cuisiniers  

ne font que gâcher la soupe. Les principes du travail en  

équipe doivent être pleinement intégrés, non seulement  

pour le choix de la personne leader, mais aussi pour re 

médier aux dysfonctionnements et incompréhensions qui  

viendraient à apparaître. Un détail simple à prendre en  

compte, quand un problème surgit, est de ne pas vouloir  

chercher à savoir qui en est le responsable, mais plutôt  

pourquoi en est-on arrivé là. 

En cours de réalisation, il est inutile de s’obstiner quand  

vous voyez que votre Start-up ne décolle pas. Il faut sa 

voir se remettre en question et repartir sur de nouvelles  

bases si les conditions l’exigent. I faut avoir à l’esprit que  

certaines Start-ups ont disparu aussi rapidement qu’elles  

sont apparues, mais il vaut mieux pour vous que la vôtre  

disparaisse pour devenir une petite ou moyenne entre 

prise. Cela montre que la dynamique de votre projet a  

porté et que le marché a suivi. 

Pour la bonne marche des affaires et pour le bien de l’en 

treprise, il faut faire l’effort de communiquer et savoir  

écouter les critiques pour ne pas détruire les relations  

avec les clients et les collaborateurs.  

Pour aller plus loin https://businessdigital.fr/formation/google-analytics/ 

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